En mars dernier, après des mois d’angoisse alors que l’Europe acceptait le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les marchés financiers de Paris, Milan et Berlin ont été saisis par un élan d’optimisme. La cause était un accord historique négocié par Friedrich Merz, alors chancelier élu d’Allemagne, qui a assoupli les contraintes constitutionnelles en matière de dépenses dans la puissance de l’UE. On espérait que c’était enfin là le coup de pouce budgétaire nécessaire pour mettre fin à une période prolongée de stagnation économique et atténuer les vents contraires géopolitiques soufflant des États-Unis et de la Chine.
Six mois après le début du mandat de M. Merz, l’angoisse est d...
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